Un siècle avant le Dandysme, est né dans l’Angleterre du XVIII eme siècle un mouvement précurseur : Les Macaronis.

Comme bien des émergences de mode à travers l’histoire, c’est dans la contestation des convenances établies qu’est né ce mouvement, qui n’aura pas duré bien longtemps, mais dont l’influence se fait sentir encore de nos jours.

Par opposition aux standards et au classicisme naissant dans la bourgeoisie londonienne sous le règne du Roi Georges II, a une époque où de plus en plus étaient de mise redingotes sombres et culottes de draps noirs, sobriété dans l’élégance masculine d’un mode vie rangé aux valeurs bien établies.

Le Macaroni, nostalgique d’une aristocratie insolente, se veut extravaguant. Drapé de couleurs vives et provocantes. Culottes de Soie, pierreries, matières nobles, escarpins au cuir brillant et aux boucles ostentatoires. Sans oublier la perruque … Poudrée et gigantesque. Souvent recouverte d’un minuscule tricorne.

Le macaroni s’habille près du corps, de vêtements serrés. Aux lignes verticales dominantes, pour allonger la silhouette et féminiser une grâce à l’opposé de la virilité habituellement mise en valeur. Le Macaroni est excentrique, son langage est flegmatique, froid, sans passion apparente. Son regard se veut dédaigneux et hautain. Il méprise les bourgeois et snob leurs manières traditionnelles et les protocoles sociaux établis. Le macaroni est moqueur.

Et moqué …

Le Oxford Magazine, en 1770 : « Il y a en vérité une sorte d‘animal ni mâle ni femelle, une sorte de chose du genre neutre qui vient d‘émerger parmi nous. On l’appelle macaroni. Cela parle sans vouloir rien dire, cela rit sans civilité, cela mange sans appétit, cela monte à cheval sans en faire, cela court les filles sans passion. »

Le Macaroni, pionnier de la révolte londonienne lookée, attire la satire et les quolibets. Un club finira par leur être consacré, mas l’histoire ne nous en laissera que peu de témoignage.


Il y a quelques jours j’ai reçu un mail annonçant le début de soldes d’hiver chez Oi Polloi.

Pour les néophytes d’entre vous, Oi Polloi est un des magasins phare pour l’homme recherchant des marques de bonne facture avec une Histoire et une forte image.

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En parcourant leur offre, je suis tombé sur un cardigan en molton de chez Universal Works, le Tarleton en Marine.

Comme le restant de la collection d’Universal Works, cette pièce est sublime.

Bien coupé, sobre et de très bonne qualité.

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Universal Works a été créé en 2008 par David Keyte.

Avant de créer sa propre marque, David a eu le temps de gagner ses galons chez Paul Smith (pendant 10 ans) et chez Marharishi (la référence) pendant 5 ans.

David a voulu créer une marque qui soit facile à porter, intemporelle et de bonne facture.

La plupart des pièces sont d’inspiration workwear et fabriquées dans des petits ateliers au Royaume Uni.

C’est le genre de marque qui ne crée pas son image via des campagnes publicitaires mais dont la qualité intemporelle des pièces sera la fondation de son image.


[stextbox id=”info” image=”http://supra-quintessence.com/images/lips.png”]Kristel est la fille de la bande. De temps en temps, elle prend la plume pour nous faire découvrir son univers, ses coups de cœurs. Pour que les gentlemens que nous sommes ne perdent pas pied dans cette grande piscine qu’est la mode féminine. Kristel nous aide à dénicher les perles, la supra-quintessence, en somme … avec une touche girly, une pointe de chic, et un zeste de poésie.[/stextbox]

 

Voici un de mes grands coups de cœur. Bilitis 17 ans. Un petit nouveau sur le marché de la mode. Depuis sa création en 2001, cette marque japonaise progresse à grands pas.

La principale caractéristique de la marque, est l’utilisation de dentelle, tulle et broderie.

Cette marque suit ses propres diktats hors des conventions de la mode. Ses influences, le nom l’indique « Bilitis », sont l’univers d’une jeune fille pensionnaire d’un internat privé qui cherche à découvrir l’amour.

Chaque pièce est faite avec une telle minutie et un tel soin du détail, qu’elle peut s’adapter à tous les styles.

Cette marque soucieuse de l’artisanat et particulièrement très féminine est essentielle dans toute garde-robe à l’exemple de la petite robe noire tant vantée par Coco Chanel.

Cette marque est toutefois difficile à trouver, mais … suite au prochain numéro, je mène l’enquête …